Cinquantenaire


1970 - 2020 
l'AAMB a 50 ans


L’Association des Amis du Musée de la Batellerie de Conflans-Sainte-Honorine, l’AAMB, fête ses 50 printemps en 2020. 







 A lire : Textes de Xavier Corvol, Roger Maury, Laurent Roblin


Elle est fondée en 1970, quelques années après la création du musée de la Batellerie en 1966. Il est dû à l'initiative de Louise Weiss qui habitait Conflans et de Georges Henri Rivière ( muséologue français, fondateur du Musée national des arts et traditions populaires à Paris. ). Il a pour vocation de présenter les différentes batelleries de France et son premier conservateur a été François Beaudouin.









Comme toutes les associations d’amis de musées, l’AAMB a d’abord pour but de soutenir le musée pour l’acquisition d’œuvres. Une aide financière bien évidemment mais surtout humaine grâce à un important réseau de relations dans le milieu marinier qui permet de dénicher des objets et œuvres rares, ce qui est mentionné dans ses statuts : " renforcer l’influence du Musée de la Batellerie de Conflans-Sainte-Honorine et participer à son développement ".
























Mais très rapidement elle va développer un nouveau secteur d’activité. Elle va devenir éditrice de monographies sur la batellerie et les voies navigables françaises. Depuis 42 ans, elle publie deux fois par an Les Cahiers du Musée de la Batellerie, ouvrages richement illustrés que reçoivent ses adhérents et qui est en vente pour le public ayant envie de connaître les histoires et l’Histoire de ce monde si particulier de la navigation intérieure. En plus de 80 opus, les sujets les plus divers sont abordés comme des témoignages de mariniers, Marinière, ma vie, ma profession par exemple ou des monographies de recherche comme Du pertuis à l’écluse ou Les bateaux du patrimoine fluvial. Au fil des numéros et des années une « encyclopédie » unique se construit.


En 1996, un troisième volet voit le jour : la sauvegarde de bateaux emblématiques de la batellerie. En effet, pour 1 franc symbolique, l’association achète et sauve du déchirage le Jacques, un remorqueur de 1904 qui était à vapeur à l'origine. L’année suivante, c’est l’acquisition du Triton 25 de 1954, un remorqueur transformé en pousseur. Enfin en 2000, le ponton-bique AAMB vient grossir la flotte de l’association. Ces trois bâtiments sont présentés au public amarrés quai des Martyrs de la Résistance à la Halte Patrimoine, en contre-bas du musée de la Batellerie et des Voies navigables. Un important chantier d’embellissement de cet espace de découverte va avoir lieux dans les deux prochaines années afin d’accueillir plus aisément les visiteurs. 

Ce patrimoine fluvial n’est pas seulement le patrimoine des gens de l'eau, il est commun à tous car les voies navigables ont été au centre de l’Histoire de notre pays.


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Souvenirs du Musée de la Batellerie et de l’Association des Amis par Xavier Corvol



50 ans déjà…cela veut dire que cela fait 30 ans que j’ai quitté la présidence. Aussi les souvenirs sont bien lointains concernant le conseil d’administration.Tout au plus je vous livre quelques souvenirs personnels. C’est en tant que rédacteur en chef du JOURNAL DE LA NAVIGATION , le journal de référence des mariniers à l’époque, que j’ ai eu mes premiers contacts avec François Beaudouin et ce qui allait devenir le Musée de la Batellerie.

Je me souviens de mon « premier papier » publié sur le Musée dans le Journal de la Navigation qui entraîna le début de mes relations avec François Beaudouin. Musée…un bien grand mot…il s’agissait plutôt d’une exposition pré-figurative. L’Association fut créé assez rapidement sous l’impulsion de Louise Weiss qui possédait une belle maison en bord de Seine à Conflans-Sainte-Honorine. Femme d’action, célèbre pour son engagement en faveur de l’Europe et des droits des femmes, c’est elle qui avait imaginé la réalisation de ce musée en entraînant dans son sillage Georges Henri Rivière, le pape, de renommée mondiale, des musées des arts et traditions populaires, créateur du musée éponyme à Paris1 et fondateur du Conseil International des Musées. Un troisième larron, fut conquis par Louise Weiss en la personne d’Eugène Berrurier, maire de Conflans-Sainte-Honorine. Ce dernier, avec son bon sens paysan, de vigneron plus précisément, fut vite convaincu que la ville allait trouver là de bonnes lettres de noblesse.

Le musée est lancé, restait à trouver son animateur et Georges Henri Rivière proposa pour le poste de conservateur François Beaudouin avec lequel il avait travaillé lors de la construction du Musée des Arts et Traditions Populaires avec notamment la reconstitution à l’échelle réelle du bateau de Dunkerque.
Au départ il n’y avait rien, pas le moindre document, pas la moindre maquette, pas le moindre objet. Rien… une feuille blanche, toute une histoire à ressusciter et quelle histoire ! Les trois mousquetaires cités qui étaient évidemment quatre avec François Beaudouin comprirent assez vite qu’il était nécessaire de créer une association pour servir de relais entre les arcanes de la gestion administrative. C’est ainsi que fut créée « l’Association des Amis du Musée de la Battelerie ».  

Une importante vente aux enchères s’annonçait à Drouot, celle de la collection Carivenc2, 90 cartons bourrés de documents sur la batellerie, les fleuves et rivières, les ouvrages d’art et tous les activités humaines qui s’y déroulaient. Impossible de laisser s’échapper une telle moisson mais encore fallait-il avoir les moyens. Nous n’avions pas un sous en caisse mais, après avoir recueilli quelques assurances, François et moi décidions de nous porter acquéreurs. Le prix fut conséquent car les marchands lorgnaient surtout sur les nombreuses illustrations contenues dans ces boitages qu’ils auraient pu revendre à l’unité…tout en mettant à la poubelle la masse encombrante des innombrables documents.
Les engagements pris furent tenus et nous avons ainsi échappé à l’infamie de « la folle enchère ». Mais que de trésors sortirent de ces boitages pendant ces 50 années ! Conservateurs, chercheurs, étudiants y ont puisé des mines d’informations. La moisson est inépuisable. Autre achat important et coûteux dont je me souvienne fut celui du tableau de Demachy, important peintre de l’histoire de Paris. Acquisition réalisée avec toutes les précautions d’usage et le concours du Musée du Louvre qui mit l’œuvre à la torture des analyses et sous le feu des rayons X . Le mot feu tombe à pic car les rayons X ont révélé un « repentir » du peintre qui avait tout d’abord peint l’île Louviers, servant de base au stockage des bois, en proie des flammes.

L’Association a certes participé à de nombreuses acquisitions mais elle a su surtout mobiliser l’intérêt de nombreux mariniers qui offrirent de très nombreux objets, maquettes, documentations etc. L’essentiel venait aussi des relations étroites que François Beaudouin entretenait avec les vieux mariniers qui gardaient le souvenir de l’ancienne batellerie.
Outre nos mousquetaires l’Association des Amis du Musée fut rejointe par deux chevilles ouvrières auxquelles je ne rendrai jamais suffisamment hommage. Je veux parler d’Annette Pinchedez et de Roger Maury respectivement secrétaire et trésorier, non seulement bénévoles mais dévoués et scrupuleux dans leur tâche. Je ne me souviens pas d’avoir relu un PV de Conseil d’administration, d’avoir regardé le moindre compte, d’avoir mis mon grain de sel dans l’organisation de nos Assemblées générales souvent agrémentées de déplacements toujours un peu compliqués à finaliser. J’avais une confiance absolue et appréciais leur esprit d’initiative, leur détermination surtout celle du trésorier, un tantinet bougonne, quand nous n’avions pas toujours la prudence qu’il exigeait.

Les comptes rendus de Conseils sont toujours un peu succincts et prudents ne rendant pas toujours compte des actions des uns et des autres. Pour ma part je peux ajouter quelques anecdotes pré ou post conseils. Je me souviens que j’allais quelques fois chercher dans ma vieille 2CV Georges-Henri Rivière à son bureau à l’UNESCO puis nous filions jusqu’au Trocadéro ou nous prenions Louise Weiss.
Que de souvenirs passionnants échangés, je découvrais l’entre-deux guerres avec ses querelles d’intellectuels, ses ragots, ses bons et mauvais mots des uns des autres notamment à propos de Gide et Valéry sur lesquels je préfère jeter un voile pudique. Je prenais aussi quelque fois à mon bord l’amiral de Bazelaire dont Louise avait jugé nécessaire la présence qualifiée dans notre barque. Il avait mis sac à terre à côté de la Tour Eiffel sans doute pour ne pas être trop dépaysé grâce au phare de ladite tour…. 

Nos conseils se déroulaient dans une ambiance joyeuse, nous débordions de projets ambitieux (enfin François surtout qui maintenait fermement la barre). De conseil en conseil nous gagnons quelques promesses de salles supplémentaires dans le château qui devait nous être entièrement dévolu. C’est aussi le formidable projet de musée de plein air projeté dans l’île en face de Conflans-Sainte-Honorine avec le sauvetage des derniers bateaux de bois, péniches, bélandre, flûte de bourgogne… . François Beaudouin avait récupéré et exposé deux anciens bateaux à l’occasion de la création du Parc de Saint Amand dans le Nord. Le succès fut immense avec plus de 1 000 visiteurs dans le week-end. Pour Conflans, avec ce projet de parc à thème à côté de Paris, cela laissait espérer une notoriété et une attractivité exceptionnelles.

Mais adieu veaux, vaches cochons, les salles promises tombaient dans les oubliettes du château, le musée de plein air faisait naufrage avant d’avoir vu l’eau. Je me souviens d’une sévère algarade, en privée, avec le nouveau maire M. Legrand. Le ton monte et j’éclate de rire devant un propos outrancier. Mon interlocuteur en reste abasourdi. Il avait oublié que je n’étais pas un employé municipale, que j’avais mon franc-parler et que je savais tenir tête aux puissants en bon journaliste que j’étais. Je crois que les lecteurs du Journal de la Navigation peuvent témoigner de mes engagements auprès des plus faibles malgré un nom attaché à la batellerie industrielle.

Je me souviens encore d’un déjeuner en tête à tête avec Michel Rocard, alors premier ministre, sur les quais de Conflans-Sainte-Honorine sans gardes du corps visibles en tout cas, juste le chauffeur en bout de table. Ces apartés pouvaient être plus conséquents que bien des conseils officiels. J’oubliais un souvenir amusant avec Eugène Berrurier qui m’avait invité chez lui pour poursuivre en privé une discussion. Le dialogue excite la soif. Je ne résiste pas au plaisir de dévoiler notre dialogue:
-Corvol vous boirez bien un petit coup de ma dernière récolte ?
-Avec plaisir monsieur Berrurier
-Il est bon, hein ?
-Super !
-Alors un deuxième verre ?
-oui mais, juste un peu (il n’est pas question de refuser)
(Et de s’adresser à son épouse :) -va me chercher celui de l’an dernier
(Puis à moi) -tu verras c’est mon meilleur.
Un verre, puis un deuxième y passent, et tout cela sans le moindre grignotage.
En sortant je me précipite sur le premier troquet, non pour boire un coup, mais prendre un bon sandwich avec…un grand verre d’eau.
In fine, à la réflexion, je me reproche de ne pas avoir été assez présent, assez énergique, assez persévérant pour soutenir tous nos projets, un peu fous il est vrai, mais tellement exaltants.

Et pour terminer par un sourire ces modestes souvenirs je me rappelle d’un dîner chez Louise Weiss avec son lot d’amiraux, de généraux et de sommités du monde des arts et des lettres où une grande, très grande interprète de cinéma me faisait de l’œil et du pied pendant tout le dîner. Si j’avais pu, j’aurais bien mis les pieds sur la table pour échapper à l’ogresse! Mais quelle chance j’ai eu de côtoyer de telles personnalités.
Je borne ces souvenirs à ma présidence car je n’ai jamais voulu interférer avec l’action ou les façons de mes successeurs. Ils ont œuvré et continuent à œuvrer avec dévouement et ténacité pour la préservation de notre patrimoine. A chacun sa façon et c’est une richesse supplémentaire. Il en est même pour les conservateurs et il me plaît de saluer au passage l’œuvre de Laurent Roblin.

Comme président d’honneur je fus sollicité quelque fois pour résoudre une difficulté passagère. Celle-ci résolue, fidèle à ma résolution, j’ai rejoins l’ombre qui me convenait d’être même si je suis toujours avec beaucoup d’intérêts et de plaisirs les évolutions du Musée et de l’Association des Amis du Musée de la Batellerie.

Xavier Corvol
Premier président de l'A.A.M.B de 1970 à 1994
Président d'honneur de l'association
Le Mesnil le Roi
Le 5 novembre 2019

1Musée aujourd’hui remplacé par le Musée d’art contemporain de Bernard Arnaud. Les collections ont subi le sort du Musée des Travaux Publics. Les œuvres pour milliardaires remplacent celles du peuple une nouvelle fois méprisé.

2Ingénieur général et inspecteur en chef de la navigation, des ports de Paris et du département de la Seine.

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Texte de Roger Maury – novembre 2019

L'association est fondée en 1970 par Xavier Corvol pour aider au développement du musée de la batellerie.

Une des premières actions a été l'ouvrage de François Beaudouin « Conflans et la Batellerie » pour lequel un emprunt a été pris au Crédit Lyonnais.
L'activité a été peu productive jusqu'en 1980.

1 ére grande entreprise :

Dès1980 , X. Corvol, F. Beaudouin et R. Maury ont décidé de faire paraître une publication qu'ils dénommée 'Les Cahiers du Musée ».
L'AAMB a alors travaillée en osmose avec le musée. Puis en 1982 Anette Pinchedez arrive pour participer à la diffusion des Cahiers.

2 éme grande entreprise :
Avec Laurent Roblin, le nouveau conservateur après le départ de F. Beaudouin à la retraite, constitution d'une flotte de bateaux sur la Seine.
Avec en premier élément Le Jacques puis le Triton et la Bigue, tous provenant de dons.
Alors développement d'une grosse activité pour la restauration, l'entretien des cette flotte principalement effectuée par d'anciens mariniers.

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L'Association et le Musée
L'association participe par son soutien financier à l’enrichissement des collections du musée : exécution ou l'achat de maquettes, de gravures, de collections de cartes postales, d'objets professionnels, de tableaux, de sculptures ou d'archives comme le fonds Carivenc en 1971.
Elle a aussi pour mission de promouvoir le musée et son action lors des nombreuses manifestations auxquelles elle participe avec des stands ou des animations.
Elle bénéficie des conseils techniques et scientifiques du conservateur du musée pour les travaux sur ses bateaux.

De plus, comme le stipule les statuts de l'association :
« Toute œuvre de collection donnée à l'association ou acquise par elle sera transférée dans les collections du musée et inscrite à l'inventaire. Cette donation doit être confirmée par un acte sous seing privé signé par le président de l'association et la Maire de Conflans-Sainte-Honorine. »
De ce fait, les adhérents grâce à leur adhésion à l'AAMB participent à à la vie du musée et à la sauvegarde du patrimoine batelier au bénéfice de tous.



Rapport Musée / Association par Laurent Roblin, conservateur du musée depuis 1994

Pendant pratiquement 25 ans, les liens entre le musée d'une part et l'association d'autre part sont particulièrement forts au point de difficilement savoir ce qui dépend de l'un ou de l'autre.
Par exemple, le relais financier de l'Association permet au conservateur du Musée d'alors d'opérer des achats spontanés lors de la découverte d'objets intéressants pour les collections du musée sans attendre l'accord des services culturels et financiers de la ville dont il dépend.
L'AAMB refacture ensuite à la commune son avance. Il faut noter cependant, que les services de la ville ont fait observer que cette manière de procéder, si elle est plus souple pour l'association et le musée, n'est pas logique puisqu'elle ne permet pas aux élus du service culturel d'approuver la dépense engagée.

Depuis les années 1990 les rôles sont clairement définis. L'association participe par son soutient financier au musée à l'exécutions de maquettes, l'achat de maquettes d'occasion, de gravures, de collections de cartes postales, d'objets professionnels ou d'objets d'art comme des tableaux ou des sculptures … en étroite coopération.

De plus, comme le stipule les statuts de l'association :
« Toute œuvre de collection donnée à l'association ou acquise par elle sera transférée dans les collections du musée et inscrite à l'inventaire. Cette donation doit être confirmée par un acte sous seing privé signé par le président de l'association et le Maire de Conflans-Sainte-Honorine. »

De ce fait, les adhérents grâce à leur adhésion à l'AAMB participent à l'enrichissement des collections et à la sauvegarde du patrimoine batelier au bénéfice de tous.



Les Cahiers du Musée de la Batellerie
Depuis 1980, l'AAMB est éditrice de la seule revue historique française consacrée à la batellerie et aux voies navigables.
Les sujets les plus divers sont abordés. Il y a des témoignages et des parcours de vie de mariniers et de « 
pénichiens », des études archéologiques ou des monographies originales avec plus de 80 titres publiés depuis le début.
Au fil des ans, plus d'une trentaine d'auteurs ont participé à la collection.






Le bénévolat
L'association rassemble près de 200 adhérents à travers toute la France.
Parmi ceux-ci, plusieurs sont particulièrement impliqués : les bénévoles.
Nombreuses sont leurs actions qui permettent de faire vivre l'AAMB depuis 50 ans.
En plus des classiques tâches administratives, existent des actions spécifiques comme l'entretien et la réparation des bateaux, la visite au public de la Halte-Patrimoine ou le déplacement du TRITON 25 lors des manifestations à ou hors de Conflans-Sainte-Honorine.

Pour les Cahiers, il faut trouver des auteurs, assurer la relecture des manuscrits, puis vérifier la mise en page indispensable avant le tirage.
Ensuite il faut promouvoir nos publications et le musée en tenant des stands aux divers pardons et fêtes de l’eau sans oublier les expositions itinérantes temporaires.
Enfin des événements internes à l'association créent du lien entre les bénévoles actifs avec la galette des rois ou le repas en fin de saison des visites de la Halte-Patrimoine sur la bigue AAMB.



Les bateaux et Halte-Patrimoine
Un témoignage unique en en France...

Trois unités à flot vous y attendent
: le Ponton-bigue A.A.M.B, le remorqueur JACQUES et le remorqueur transformé en pousseur TRITON 25.

Dans l'esprit des écomusées, l'association présente ces bateaux navigants parfaitement entretenus par d'anciens mariniers aux publics néophytes ou avertis.
JACQUES

Ce remorqueur de 1905 est en acier riveté a été commandé par la société Goiffon et Jorre, spécialisée dans les travaux fluviaux et de dragage. Il a la même forme que les remorqueurs de la société des Guêpes et donc très représentatif de cette époque.
Son premier moteur était une machine à vapeur de type pilon-compound à condensation d'une puissance de 150 ch. Il pouvait consommer jusqu'à 1,5 tonne de charbon par jour. Son moteur d'origine, démonté, est conservé au musée de la Batellerie de Poses (27) dans l'Eure.

En 1959, il est
ré-équipé de 2 moteurs diesel à 6 cylindres Baudouin (type DK6) de 150 ch chacun avec lancement pneumatique grâce à des bouteilles d'air comprimé. Il consommait environ 60 litres de fuel à l'heure.

Le JACQUES part pour la Saône en 1974. Il revient en Seine en 1986 puis il est désarmé au Port-Marly (Yvelines).

En 1996, il est sauvé par l'
Association des Amis du Musée de la Batellerie qui va l'acheter pour 1 franc symbolique. Il est depuis restauré mais pas encore motorisé.
Il est classé Monument historique depuis 1997.
TRITON 25
Le TRITON 25 a été commandé en 1952 par la Société pour la Reconstruction du Parc Fluvial (SRPF), en réparation des dommages de guerre subis par le Triton 22, détruit à Creil par les bombardements alliés de 1944.
Il est réalisé en acier soudé, au chantier
Carel et Fouché à Petite-Synthe (Nord). Il est le dernier de la série des remorqueurs Triton mais surtout le dernier remorqueur fluvial construit en France.
À l'origine, il avait un moteur diesel
Duvant de 6 cylindres de 300 ch.
Après quelques années, En 1960, il est transformé en pousseur.
Doté d'un nouveau moteur diesel de 8 cylindres de 400 ch Beaudouin type DV8 en 1973, il navigue jusqu'en 1995.
En 1997, après expertise de sa coque, l'AAMB l’achète pour 1 franc symbolique et le restaure afin de la faire visiter au public à quai.
Il est entretenu par une équipe de bénévoles qui le garde en état de naviguer. Selon les demandes ou les occasions il se déplace pour des manifestations ou expositions et parade sur la Seine à Conflans lors du Pardon de la Batellerie de juin de chaque année.
Il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2020.
Le ponton-bigue A.A.M.B
L'A.A.M.B. est un ponton-grue, ex GOLD, acheté à Diesel Marine, de Conflans-Sainte-Honorine, en 2000. Elle est utilisée comme ponton d’accueil du public à la Halte-Patrimoine.
Halte-Patrimoine

Cet ensemble patrimonial, original et unique, est ouvert au public.

Cela est possible grâce à la participation de partenaires :
- un gros pieu, un duc-d'albe, offert et posé gracieusement par EMCC,
- la passerelle installée gracieusement par VNF et Diesel Marine.
Les aménagements de conformité datent de 2000, complétés en 2002, par un compteur EDF et en 2003, par une bâche qui améliore le confort de l'accueil.
Enfin, d'importants travaux d’accessibilité et d’embellissements sont prévus en 2020/2021.
Venez visiter la Halte Patrimoine, quai des Martyrs-de-la-Résistance (face au n°5), en contrebas du Musée de la Batellerie et des Voies navigables, à Conflans-Sainte-Honorine.




Jacques
Triton 25
Ponton-Bigue A.A.M.B
Chantier Société Générale de touage et remorquage à Creil Carel et Fouché à Petite-Synthe

Quille posée 1904 1952

lancement 1905 1954

statut Désarmé en 1986 Désarmé en 1995

Longueur 22,77 m 24,50 m 14 m
Maître-bau 4,15 m 5 m 5,20 m
Tirant d'eau 0,80 m (avant) et 1,80 (arrière) 1,80 m 0,20 m
Tirant d'air 3,40 m



Déplacement 45 tonnes 25 tonnes

Propulsion Machine à vapeur
Beaudoin diesel DK6
Beaudoin 8 cylindres diesel sans
Puissance Diesel : 2x150 ch 400 ch

Vitesse 18 km/h (en route libre) et 6 km/h (en charge) 18 km/h (en route libre) et 6 km/h (en charge)




Les sorties : AAMB voyage !
Le musée de la Batellerie et des Voies navigables de Conflans-Sainte-Honorine présente les différentes batelleries françaises à travers l'histoire.
L'AAMB propose donc à ses adhérents lors de ses Assemblées générales une année sur deux (l'autre année étant sur Conflans) un week-end « découvertes » autour d'un ou plusieurs pôles du patrimoine fluvial du pays.
Ainsi, depuis 1987, près d’une vingtaine de destinations ont été visitées. Elles permettent la rencontre et la création de liens avec d’autres associations du patrimoine fluvial.

Musée à flot de Strasbourg


Canal de l'Ourcq


Voute et Toueur de Riqueval

Poses

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Projet "50 ans" : Stéphane Fournier

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